Édito - "Le deal"

 

Chers spectateurs,
Le deal.
Et aussi et forcément : le désir, l’offre, la dépendance.
Que ce soit à travers les deux pièces de notre auteur maison : Claude Frisoni… Comment dealons-nous avec notre passé ? Les héros sont fatigants vous sera proposé au TNL tandis que Mais sois sans tweet (comme son nom l'indique) sera un flash-back/come-back mettant en lumière nos convictions passées et nos convictions présentes.

Le deal dans nos amitiés avec Un dîner d'adieu où l’offre de l’un n’est plus vraiment à la hauteur du désir de l’autre. Ou quand la realpolitik et le rendement s’insinuent dans nos relations amicales.

Et où en sont les protagonistes du Misanthrope de Molière vingt ans après ? Alceste et Célimène peuvent-ils se retrouver ? Comment mesurer l’amour après tant d’années ? Peut-on appeler leurs sentiments réciproques de l’amour ? N’est-ce pas là la première erreur commise dans cette transaction ?

Le deal est au coeur de la magnifique pièce de Koltès Dans la solitude des champs de coton. Le dealer peut être aussi dépendant du désir du client que ce dernier de l’offre du dealer. Une belle métaphore de notre société.
Mais aussi la reprise de Wow* d’Eugénie Anselin, ou comment nous dealons avec les technologies de la communication de notre époque. Et puis notre lecture annuelle avec nos amis des Casemates et du Centaure.

Et enfin, les élèves du lycée Michel rodange qui s’attaqueront à un symbole du deal L'argent.
En clôture de saison, Isabelle Bonillo nous régalera avec sa version du Petit Prince.

Notre 45e saison s’ouvre en espérant qu'elle vous interpelle et vous rende curieux. En espérant aussi que l’offre théâtrale de notre beau pays suscite le désir de notre prochain Ministre de la Culture et des politiques en charge de la prochaine législature.

Que « le deal » soit bon pour toutes les parties !

Véronique Fauconnet
Directrice artistique