« BASH »
de Neil LaBute
adaptation de Pierre Laville
9, 13, 14, 19, 20, 21, 22, 23, 30 janvier, 5, 6 février à 20h30
10, 17 janvier et 7 février à 17h30
(le payement se fait à la caisse du Théâtre)
« Création »
Pourquoi y a-t-il autant de « serial killers » aux États-Unis ? Pourquoi la « production culturelle » américaine (fi lms, télévision, livres) est-elle aussi imprégnée de violence et de cruauté ?
Au terme d’une enquête approfondie au coeur de la culture de la terreur, Neil LaBute et son « Bash » nous montre que la représentation de la violence à l’écran, est le refl et d’une conviction propre à la culture américaine: pour elle, la société n’est qu’un rempart précaire contre l’animal tapi en nous.
En ces périodes obscures où l’obsession de vivre dans un état sécuritaire devient le principal enjeu du politique, Neil LaBute va plus loin avec « Bash », il réussit à questionner la violence d’aujourd’hui. Il nous provoque, et nous met en garde contre cette tendance de présenter l’individu déviant comme un monstre inhumain, diabolisé.
Neil LaBute nous dit que derrière chaque violence, il y a non pas un monstre, mais un être comme vous et moi, non pas un acte de folie pure, mais une histoire terrible et personnelle qui a basculé un jour dans une société qui va mal, bref, un ensemble de causes et… d’effets qui construisent la violence.
Neil LaBute, reconnu par la critique comme « le premier dramaturge (de- puis David Mamet et Sam Sheppard - avec Edward Albee -) qui parvient à mêler sympathie et férocité, pathos et pouvoir », a rapidement acquis une soli- de réputation qui le place parmi les plus grands. Avec intelligence et humour, Neil LaBute n’a pas son pareil pour captiver son public en le confrontant violemment à lui-même. Interrogeant la morale, dénonçant toutes les super- cheries de la société contemporaine américaine, l’auteur s’en prend au sté- réotype même des relations humaines. Ses pièces, par leur impact dévastateur, présentent l’ultime avantage de secouer les plus intimes convictions de chacun.
L’Auteur est représenté par l’Agence MCR, Marie Cécile Renauld, Paris en accord avec The Gersh Agency, NY.
A la suite de la représentation du 22 janvier nous vous invitons à une discussion-débat en présence des comédiens et de la metteuse en scène.
Mise en scène: Marion Poppenborg
Décor: Jeanny Kratochwil
Avec: Eugénie Anselin, Caty Baccega,
Jean-Marc Barthélemy et Thierry Mousset
